CASAMANCE
Plus que partout ailleurs, pour comprendre l'esprit de la casamance, il faut prendre conscience de ce qui forme la base du caractère des Diolas, sa principale ethnie, même si les Mandingues sont très présents, spécialement au Nord du fleuve Casamance et à l'Est de la région.

Les Diolas se considérent à peine comme sénégalais et ne perdent pas une occasion de rappeler qu'ils tolèrent avec un agacement certain les gens du Nord et l'administration qu'ils leur imposent. Des troubles naissent dès le moindre désaccord.
Pourtant, ces Diolas indépendants et très attachés à leurs coutumes animistes ont subi, malgré eux, l'influence mandingue et certains se sont convertis à l'islam.

Chaque village est régi par un conseil réunissant les "vieux", conseil qui prend, dans la société traditionnelle, toutes les décisions concernant la communauté. A notre époque, ceux sont toujours eux qui choisissent la date de la circoncision et de l'initiation, réalisées pour les enfants d'une même classe d'âge.

La maison des esclaves à Gorée Vers le 14ème siécle , les Mandingues de l'empire du Mali chassent les Diolas vers le sud qui s'installent le long du fleuve Gambie et se déplacent vers le fleuve Casamance.

Au 15ème siécle, les Portugais arrivent aux îles du Cap Vert, à l'île de Gorée et descendent dans le sud à la recherche d'esclaves.
En 1645, Gonçalo Gamboa Ayala crée le comptoir de Ziguinchor pour contrôler le commerce des esclaves.

En 1836, les Français s'installent à Karabane puis, en 1838, ils fondent le comptoir français de Sedhiou afin d'exploiter l'arachide, puis le caoutchouc.

Le 13 mai 1886, le Portugal céde Ziguinchor à la France, déjà installée à Karabane et Sedhiou.

En 1907, Ziguinchor supplante Karabane comme chef-lieu de Basse Casamance.